Qui est Ives Edgard Bonkoungou?

Vous êtes certainement tous admiratif face à la qualité des clips de certains artistes tels que #Henriette_Delor, #Bblack, #Miss_Tanya… ehhh bien l’oeuvre est de #Ives_Edgard_Bonkoungou.
Decouvrons le 👇👇👇

Ives Edgard

Autodidacte, il se considère comme un « petit » réalisateur qui continue d’apprendre à faire des vidéos depuis ses 18 ans. Généralement à cet âge, les jeunes obtiennent leur premier diplôme universitaire. Lui, il a décroché de l’école, faute de moyens financiers mais aussi par passion pour le cinéma. Il n’était qu’en classe de Terminale D. Curieux et créatif, Ives Edgard Bonkoungou a aujourd’hui plusieurs centaines de clips vidéo, trois courts-métrages et deux longs métrages à son actif.

« Au début, mes parents ne voulaient pas que je fasse de la vidéo. Ma mère voulait coûte que coûte que je passe des concours car pour elle, tout homme qui veut réussir doit passer par la fonction publique. Mais moi, je voulais autre chose. J’étais carrément envahi par la passion du cinéma même si tout petit, mon rêve était de devenir policier et de faire partie du cortège présidentiel. Pour faire plaisir à la maman, j’ai passé le concours de la gendarmerie, mais sans succès. J’ai refusé de recommencer malgré son insistance (…) Lorsque j’ai touché mon premier bon salaire qui était de 500 000 F CFA par mois à la télévision Africable, ma mère a compris qu’il fallait me laisser continuer dans l’audiovisuel ».

Premier élève de Gaston Kaboré à l’Institut IMAGINE
Bien avant d’émerger dans ce domaine, Ives Edgard a eu pour mentor Gaston Kaboré. Sa rencontre avec le célèbre réalisateur burkinabè eut lieu en 2003 après le FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou).« Dans un article de presse, j’ai vu qu’il venait d’ouvrir une école de cinéastes. J’ai téléphoné au secrétariat et l’on m’a dit que Monsieur Gaston était en voyage. Cinq jours après, j’ai encore appelé mais Gaston Kaboré n’était toujours pas rentré de son voyage.
Une semaine après, c’était toujours la même réponse venant de la secrétaire. Deux jours après, j’ai rappelé et devinez quoi ? Je suis tombé sur Gaston Kabore en personne. Pour moi, c’était vraiment un miracle. Je me suis présenté, j’ai exposé mon problème, et le lendemain il m’a demandé de venir au bureau. C’est ainsi que j’ai été le premier élève de Gaston Kabore, le premier élève de l’Institut IMAGINE ».
Dans cette école, le jeune Ives passera cinq longues années. Longues, parce que le surmenage s’installa à un moment. Mais, cela n’empêcha pas le jeune homme de toucher à tout et de côtoyer du monde. « J’ai beaucoup bénéficié de IMAGINE et cela m’a véritablement forgé ».
Si au moment où il brûlait d’envie de réaliser son propre film il n’avait eu ni producteur, ni les moyens financiers pour payer des acteurs et encore moins une équipe technique, il a au moins l’avantage d’être à la fois réalisateur et chef opérateur.
Ives Edgard Bonkoungou avait aussi la chance d’avoir à sa disposition le matériel de l’institut Imagine.
Il se fait la main avec 11 Mai, une date spirituelle, un documentaire réalisé en 2008 qui montre comment les jeunes burkinabè commémorent la mort de Bob Marley.
Ensuite, avec des amis passionnés de cinéma comme lui, il réalise en 2008 son premier court-métrage de fiction dont le titre est: Les sans avenir.
En 2013 il réalise Wam-Peega (Morceau de calebasse), un autre court-métrage de fiction sélectionné au FESPACO (Burkina Faso), au festival VUE D’AFRIQUE (Canada) et au Festival de OUIDAH (Benin) la même année.
Ma belle-sœur à tout prix, réalisé en 2015, est son premier long-métrage de fiction classé 3eme dans le Box-office des films Burkinabè en 2016.
En 2019 il co-réalise avec un Cogolais son deuxième long métrage « Maman Oublie-moi » .

Plusieurs centaines de clips vidéo à son actif
A toutes ces réalisations s’ajoutent plusieurs centaines de clips vidéo réalisés depuis 2013. On pourrait citer en exemple : « Dingue Dingue » de Dez Altino et son featuring avec l’Ivoirien Serges Beynaud baptisé « Parkili Dance » ; le titre « vas-y » de l’artiste Youmali, « ya ka la Dounia » de Sarof, « baby » de Omarson du Togo, « vis ta vie » de Ali Spydi du Congo, « danse today » de King weezy feat Floby, « munafica»de Prince Zoetaba, « galagala » de Ka Cora, « j’appuie ça » de Soulem feat Will Bblack, « ya Wend Kuni » de Adja Divine, « wèrè wèrè » de Henriette Delor, « gnongo » de Fadeen etc…
Le dépositaire de la griffe by Ives Edgard ou yaa Ives Edgard ne monte pas pour autant sur ses grands chevaux bien qu’il a en tout cas réussi à donner une qualité de vidéo qui s’inscrit dans les normes internationales aux artistes de son pays, et bien qu’il soit le tout premier réalisateur d’origine burkinabè dont les clips ont commencé à passer sur des chaînes Internationales comme Trace TV.
Source : Djaminews.wordpress.com(Ives EDGARD).

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