Changer de stratégie nationale de communication

Je suis très meurtri par la situation d’insécurité qui prévaut dans mon cher pays le Burkina Faso. Tout en m’inclinant respectueusement sur la mémoire des victimes, je souhaite prompt rétablissement aux blessés.

Le bilan de l’attaque sur l’axe Ougarou –Boungou dans la région de l’Est est lourd voire très lourd.
Vu cette situation que traverse ma patrie le Faso, des interrogations me rodent le cervelet :
Est-ce le Burkina qui nous a été légué par nos aïeux ? Est-ce le Burkina que l’on sentait la fierté de se réclamer l’appartenance étant à l’extérieur ? Est-ce le pays de Thomas Sankara ? Est-ce encore ce pays dont on clame tant le courage de ses fils et filles au-delà des frontières ? Est-ce le Burkina dont sa soixantaine d’ethnies vivait en symbiose et formait une (nation) ? Est-ce encore le pays des Hommes intègres ? Tant de questions, je suis dépassé.
Néanmoins, sans m’aventurier sur le terrain politique, que d’ailleurs, je ne maitrise pas, je vais rester dans le domaine de la communication. Et là, celle en période de conflit. Sans être expert en la matière, à travers mes lectures, je pense qu’on doit changer de stratégie nationale de communication. Cette manière de communiquer n’est pas la meilleure. Je pointe du doigt les multiples CONDAMNATIONS. La preuve, peu seront les Burkinabè prêts à aller au front contre l’ennemi « invisible ». La simple raison, ils ne sont pas rassurés par cet engagement de tous dans cette lutte contre les forces de mal à commencer par l’autorité politique.
Les grands hommes ont toujours triomphé que par la puissance de la parole (Communication). On peut citer Martin Luther King et le père de la révolution de Aout 1983. Pour ce dernier(Sankara), il a su gagner toujours la guerre communicationnelle. A travers ses discours, il donnait les « ailles » aux Burkinabè. Et ceux-ci étaient convaincus que mourir pour la nation était un sacrifice agréable à sa patrie. De nos jours, PEU seront les Burkinabè qui accepteront mourir, car les doutes sont de savoir, si je meurs, est-ce pour libérer mon pays ou pour consolider le pourvoir de X ou Y.
Un adage de chez nous dit, « lorsque la pluie vous bat, évitez de vous battre entre vous ». Que nos forces soient unies pour repousser ces sans cœurs, sans religions et sans patrie. Un autre adage de renchérir, « un garçon c’est celui qui combat et protège la famille et non celui qui combat la famille. Car, honte sera le jour où sa famille disparaitra puisque son nom aussi disparaitra ».
Aux partis au pouvoir, qu’ils sachent que c’est parce qu’il y a un peuple qu’il y a pouvoir.
Aux partis d’opposition et affilés, qu’ils sachent, aussi, que c’est parce qu’il y a un peuple que l’on parle de démocratie avec l’instauration d’une opposition.
Aux organisations de la société civile, qu’elles connaissent, également,  que c’est parce qu’il y a un peuple, qu’il y a des regroupements.
A tous les Burkinabè, qu’ils comprennent que c’est parce qu’il y a encore des humains que nous les appelons Burkinabè.
                   SOIT NOUS LUTTONS, SOIT NOUS PERRISSONS !
                           « On ne parle de corde, chez un pendu », dit-on.

Frank POUGBILA

2 commentaires

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