Point de presse du CFOP: «Nous ne sommes ni pour la suppression du fonds commun ni pour son maintien»

Comme à l’accoutumée, l’opposition politique a tenu son point de presse de la semaine ce 19 juin 2018 à son siège à Ouagadougou. Face aux hommes de média et par la voix de deux de ses représentants M. Jean-Hubert Bazie et M. Yumanli Lompo, elle s’est prononcée sur la situation de la nation. La récente mesure gouvernementale sur les éventuels abandons de postes par les grévistes du ministère de l’Economie et des Finances, la politisation des OSC, l’affaire Naïm Touré, sont, entre autres, les véritables points saillants qui ont animé la conférence de presse.
Partant de la grève des financiers, l’opposition politique par la voix de M. Bazié affirme que le MPP ne peut pas gérer le pouvoir. «Depuis l’avènement du MPP il n’y a pas de paix sociale, un gouvernement doit savoir gérer les rapports sociaux. Ce qui n’est pas le cas. Par conséquent, le gouvernement ne peut pas gérer le pouvoir». L’opposition déplore alors cette décision du gouvernement qui a autorisé le ministre de l’Economie à recruter des volontaires et des retraités pour remplacer les grévistes à leurs postes. Selon elle, cette décision n’est pas de nature à détendre ni à arranger la situation.

Par rapport à la conférence sur le système de rémunération des agents de la Fonction publique, l’opposition l’a qualifiée d’«une conférence de plus». Est-ce pour dire qu’elle est sans intérêt? Toujours est-il que selon ses membres, il faut plutôt respecter les règles et droits nationaux ainsi que les ratifications internationales dans la résolution des problèmes des travailleurs qui, du reste, sont dans leur droit quand ils grèvent. Le CFOP a rappelé que le droit de grève est prévu par la loi.

Pour le cas Naïm Touré l’opposition appelle à ne pas négliger la question militaire qu’a voulu dénoncer cet activiste au lieu de s’en prendre à cette «voix des sans voix». En saluant le mérite de cet activiste, l’opposition a déploré la politisation des Organisations de la société civile. Il est reproché au parti au pouvoir d’avoir à son compte de faux activistes et certains membres de la société civile à sa solde. Prenant pour exemple ces organisations de la société civile politisées, l’opposition a condamné les partis-pris de certains membres de la société civile en faveur de certains hommes politiques. Aussi rappelle-t-elle qu’une association est une organisation apolitique et toute déviance vis-à-vis de ce postulat est une infraction.
Par rapport à la question du fonds commun, question sensible qui sème la discorde chez les financiers et dans la société, l’opposition dit n’être ni pour sa suppression ni pour son maintien. Une position qui pourrait sans doute susciter des débats.

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